Apport de l’échographie dans le monitorage de l’ovulation à la clinique médicale Fertilia de Bamako.
Abstract
Introduction
:
L’infertilité constitue un problème majeur de santé publique, en particulier dans les pays
d’Afrique subsaharienne où l’accès aux soins spécialisés en santé reproductive reste limité. Le
monitorage de l’ovulation par échographie pelvienne occupe une place essentielle dans
l’exploration et la prise en charge de l’infertilité féminine, en permettant une évaluation
dynamique du développement folliculaire et de la réceptivité endométriale.
Objectif
:
Évaluer l’apport de l’échographie pelvienne dans le monitorage de l’ovulation chez les femmes
suivies pour infertilité à la Clinique Médicale Fertilia de Bamako.
Méthodes
:
Il s’agissait d’une étude descriptive transversale menée chez des patientes adressées pour
monitorage ovulatoire. Les examens échographiques ont été réalisés principalement par voie
endovaginale, depuis la phase folliculaire précoce (deuxième jour du cycle menstruel) jusqu’à
l’ovulation. Les paramètres étudiés incluaient le compte des follicules antraux, la croissance folliculaire, le diamètre des follicules aux différents moments du cycle, le moment de
l’ovulation, l’aspect de l’endomètre ainsi que les pathologies pelviennes associées.
Résultats
:
La majorité des patientes appartenait à la tranche d’âge de 29 à 39 ans. La plupart n’avaient pas
utilisé de méthode contraceptive auparavant, tandis que celles ayant eu recours à une
contraception utilisaient principalement les méthodes orales ou injectables, le plus souvent sur
une durée de 1 à 5 ans. Le suivi échographique a mis en évidence une croissance folliculaire
progressive, avec la présence de petits follicules antraux au deuxième jour du cycle, des
follicules de plus de 10 mm au huitième jour et des follicules dominants mesurant entre 15 et
20 mm autour du dixième jour. L’ovulation était le plus souvent observée vers le douzième jour
du cycle. L’échographie a également permis d’identifier des pathologies associées telles que le
syndrome des ovaires polykystiques, des kystes ovariens et certaines anomalies utérines,
notamment l’adénomyose.
Conclusion
:
L’échographie pelvienne, en particulier par voie endovaginale, constitue un outil fiable, non
invasif et indispensable dans le monitorage de l’ovulation chez les femmes infertiles. Elle
permet une évaluation précise de la dynamique folliculaire, une meilleure détermination du
moment optimal de l’ovulation et la détection des pathologies pelviennes associées. Son
utilisation systématique pourrait contribuer à améliorer la prise en charge diagnostique et
thérapeutique de l’infertilité féminine.

