Dispensation des antirétroviraux à l'hôpital du Point G
Résumé
Face à la pandémie du SIDA, le Gouvernement du Mali a initié, comme beaucoup d'autres pays des programmes de prise en charge des PVVIH/SIDA. Ce travail a été initié afin d'éttonr des infeinations objectives sur la dispensation des ARV a l'hopital du l'oint G depuis le démarrage des activités de l'IMAARV. Huit cent cinquante-deux (852) patients ont été inclus et six mille quarante-sept (6047) ordonnances ont été traités et analysés. À la fin de notre étude, nos patients étaient entre 1 et 40 mois de traitement. La moyenne d'âge était de 38 ans avec des extrêmes de 23 et 61ans. Cinq-cent douze (512) patients étaient mariés soit 60,1 %. Sur le plan professionnel les cominerçants et les ménagères ont occupé la dominante avec respectivement 27,7% et 21,3% de cas. Sur les seize (16) patients de 2001, dix (10) étaient encore sous traitement soit plus de 36 mois de suivi. L'association Lamivudine + Zidovudine + Efavirenz était la trithérapie la plus prescrite dans notre série (54,8% des prescriptions) suivie par celles associant Lamivudine + Stavudine + Nevirapine (14,9%) et Lamivudine + Stavudine + Efavirenz (11,9%). La combinaison de la Lamivudine et de la Zidovudine en une seule molécule a été la plus prescrite (31,2%) ; elle est suivie de l'Éfavirenz avec 24,8 % de prescription. L'association 2IN + 1INN a été le schéma le plus prescrit dans notre étude avec un taux de 79,0% suivie de l'association 2IN+1IP (19,5%). Au cours des 4 années d'étude, 35% des patients ont été perdus de vue ; il pourrait s'agir de décès ou d'autres motifs que nous n'avons pas pu élucider pour des raisons d'insuffisance du cadre global de la dispensation. La presque totalité de nos patients étaient satisfaits des molécules prescrites. Les cas d'inobservance majeure déclarés par les patients avaient pour noms « coût et accès difficile aux traitements ». Les changements de molécules dans les prescriptions, s'ils intervenaient, étaient dus essentiellement à des ruptures de stock (81,3%). Ces résultats nous permettront de mieux prévoir les besoins en ARV, d'améliorer l'observance et le cadre global de la dispensation dans la prise en charge des PVVIH/SIDA.

