Traitement traditionnel des infections sexuellement transmissibles au Mali : étude de la phytochimie et des activités biologiques de annona senegalensis L. (annonaceae) et stachytarpheta angustifolia Valh. (verbenaceae)
Résumé
Résultats de la dégradation de nos mœurs, et cas d'une mauvaise prise en charge, les infections sexuellement Transmissibles et VIH/SIDA sont un véritable problème de santé publique. Regain d'intérêt pour le large spectre d'activité de la médecine traditionnelle le traitement de ces infections a fait l'objet de notre étude prospective à travers les milieux Minianka, Bamanan et Mali. En collaboration avec les thérapeutes traditionnels et herboristes âgés mnajoritairement de 30 à 89 ans nous avons pu déterminer les concepts traditionnels sur les infections sexuellement transmissibles dont trois (les hautes prévalences) ont intéressé nos analyses : ""Sopisi" ou "Damajala" la gonococcie, ""Leminempo" ou "Kononajoli" désigne les candidoses génitales et ""Leminempo" ou "nrosien"" pour la trichomonose. Ces infections sont causées des écoulements génitaux. Les étiologies et symptomatologies de ces nosologies Bamanan se superposent à celles définies par la médecine moderne. 281 remèdes traditionnels composés majoritairement de plantes (204 plantes) ont été récoltées. Les espèces de plantes les plus communément repérées ont été Acacia nilotica et Tamarindus indica. Les familles de plantes les plus citées correspondent aux composantes de la grande famille des Leguminosaea. A l'issu des enquêtes du milieu Minianka nous avons choisi comme matériel végétal Annona senegalensis prescrit contre les candidoses, le chancre mou et la gonococcie ; Stachytarpheta angustifolia soignant la syphilis et les candidoses. La prise en charge de ces pathologies par le nouvel algorithme du PNLS 2004 n'étant pas économiquement accessible pour tous, les indications de ces plantes demeurent pertinentes. Les écoulements et ulcérations génitaux sont les syndromes les plus pris en charge par les thérapeutes des trois zones d'enquêtes. Le criblage phytochimique nous a permis de déceler la présence de certains groupes chimiques des feuilles et écorces de tronc de Annona senegalensis et dans l'inflorescence de Stachytarpheta angustifolia : les tanins, les flavonoïdes les oses et holosides, des polyuronides des stérols et triterpènes. Les pourcentages des substances extractibles par l'eau confirment la présence dans la drogue de principes actifs solubles dans l'eau comme les coumarines, les flavonoïdes et surtout les tanins, etc. Les tests biologiques in vitro démontrent une bonne indication pour les infections à Candida albicans, à certaines bactéries anaérobiques responsables des douleurs abdominales basses observées pendant certaines infections sexuellement transmissibles. Résultats de la dégradation de nos mœurs, et cas d'une mauvaise prise en charge, les infections sexuellement Transmissibles et VIH/SIDA sont un véritable problème de santé publique. Regain d'intérêt pour le large spectre d'activité de la médecine traditionnelle le traitement de ces infections a fait l'objet de notre étude prospective à travers les milieux Minianka, Bamanan et Mali. En collaboration avec les thérapeutes traditionnels et herboristes âgés mnajoritairement de 30 à 89 ans nous avons pu déterminer les concepts traditionnels sur les infections sexuellement transmissibles dont trois (les hautes prévalences) ont intéressé nos analyses : ""Sopisi" ou "Damajala" la gonococcie, ""Leminempo" ou "Kononajoli" désigne les candidoses génitales et ""Leminempo" ou "nrosien"" pour la trichomonose. Ces infections sont causées des écoulements génitaux. Les étiologies et symptomatologies de ces nosologies Bamanan se superposent à celles définies par la médecine moderne. 281 remèdes traditionnels composés majoritairement de plantes (204 plantes) ont été récoltées. Les espèces de plantes les plus communément repérées ont été Acacia nilotica et Tamarindus indica. Les familles de plantes les plus citées correspondent aux composantes de la grande famille des Leguminosaea. A l'issu des enquêtes du milieu Minianka nous avons choisi comme matériel végétal Annona senegalensis prescrit contre les candidoses, le chancre mou et la gonococcie ; Stachytarpheta angustifolia soignant la syphilis et les candidoses. La prise en charge de ces pathologies par le nouvel algorithme du PNLS 2004 n'étant pas économiquement accessible pour tous, les indications de ces plantes demeurent pertinentes. Les écoulements et ulcérations génitaux sont les syndromes les plus pris en charge par les thérapeutes des trois zones d'enquêtes. Le criblage phytochimique nous a permis de déceler la présence de certains groupes chimiques des feuilles et écorces de tronc de Annona senegalensis et dans l'inflorescence de Stachytarpheta angustifolia : les tanins, les flavonoïdes les oses et holosides, des polyuronides des stérols et triterpènes. Les pourcentages des substances extractibles par l'eau confirment la présence dans la drogue de principes actifs solubles dans l'eau comme les coumarines, les flavonoïdes et surtout les tanins, etc. Les tests biologiques in vitro démontrent une bonne indication pour les infections à Candida albicans, à certaines bactéries anaérobiques responsables des douleurs abdominales basses observées pendant certaines infections sexuellement transmissibles.

