Intérêt de la numération des lymphocytes T CD4+ au cours de l'infection a VIH a l'Hopital Nianankoro Fomba de Ségou
Résumé
Le but de notre étude était de suivre l'évolution du taux des lymphocytes T CD4+ chez les malades atteints du VIH à Ségou. La numération des lymphocytes T CD4+ a été faite à l'aide d'un cymomètre de flux FACS Count. Nous avons recruté 70 malades infectés par le VIH. La numération des lymphocytes T CD4+ a été faite avant ou au début du traitement antirétroviral puis aux 6eme met 12 mois de la chimiothérapie antirétrovirale. Parmi nos malades 50 (71,4%) sont âgés de 25 à 44 ans. Sur 70 malades, 49 (70%) sont de sexe féminin. Le VIH-1 prédomine à Ségou. A la première numération 48,6% ont moins de 200 lymphocytes T CD4+/mm, 30% ont entre 200 - 499/mm et 21,4% ont 500/mm' et plus. Au 6ème mois de la chimiothérapie 12,9% ont moins de 200 lymphocytes T CD4+, 54,3% ont entre 200 - 499/mm' et 32,9% ont 500 et plus / mm'. Au 12eme mois de la chimiothérapie 11 malades se sont présentés pour une numération de contrôle. Parmi eux 5 ont un taux des lymphocytes T CD4+ 2 500/mm', 5 ont un taux compris entre 200 - 499/ mm' et un seul a moins de 200/ mm". Il y a une différence significative entre les moyennes du taux de lymphocytes T CD4+ chez les malades dont le taux est compris entre 200 - 499 à M0 et M6 (p < 0,01). La chimiothérapie antirétrovirale a entraîné une élévation du taux de lymphocytes T CD4+.

