Evaluation du risque sanitaires des eaux en sachets vendues dans la ville d'Abidjan
Abstract
L'eau est source de vie de par son caractère indispensable et surtout pour la place qu'elle occupe dans notre vie de tous les jours. Notre travail avait pour objectif d'évaluer le risque sanitaire des eaux en sachet vendues dans la ville d'Abidjan. Notre étude de type transversale a été réalisée à l'Institut Pasteur de Côte d'Ivoire (antenne de Cocody). Elle a concerné 450 sachets de type artisanal et 450 sachets de type semi industriel. Au terme de notre étude les résultats suivants ont été obtenus : Au plan épidémiologique : Les échantillons provenant des sites non systématisés représentait 82.2 % de notre population d'étude. 89.6 % des vendeurs exerçaient depuis plus de 6 mois avec 69.8 % de femme pour 30.2 % d'homme. 95 % des vendeurs avaient un âge supérieur à 10 ans avec en outre 79.3 % ayant un niveau d'instruction s'arrêtant à l'école primaire. 87.5 % des vendeurs interrogés avaient une activité annexe associée à la vente d'eau. Les facteurs de risques associés révélés par notre étude sont le mode d'ensachage, l'hygiène individuelle, celle du milieu et le nombre de participants à l'ensachage. Au plan physico-chimique 32.3 %6 dos échantillons étaient non conformes aux nommes en vigueurs avec un pII supérieur a la normale (S.5) contre 67.3 % qui étaient acceptables. La non conformités des sachets de types semi industriel étaient de 21.3 % contre 26 % pour les sachets de type artisanal. Au plan bactériologique : Le taux de contamination par les germes pathogènes responsables e risque sanitaire était de 5.4 % pour les sachets de type artisanal contre 3.3 % pour les sachets de type semi industriel. Les échantillons analysés révèlent que les germes pathogènes isolés étaient : • • Enterococcus faecalis à 91.6 % soit 76 souches. Escherichia coli à 7.2 % soit 06 souches • Salmonella sp à 1.2 % soit 01 souche. • Le vibrio cholerae et le vivibrio parahaemolyticus étant absent des échantillons analysés. Ces eaux vendues en sachet, qu’elle soit de type semi industriel ou artisanal sont impropres à la consommation avec un taux de pollution de 79.4 %, car elles sont colonisées par les coliformes soit seul ou en association avec d'autres germes appartenant ou non à la flore commensale. Des contrôles, campagnes d'information et de formation aux notions d'hygiène s'imposent pour les fabricants et les manipulateurs des eaux pour garantir une plus grande sécurité des consommateurs.

