Paludisme sevère en milieu hospitalier de Bamako (Centre Hospitalier Mère Enfant : Le Luxembourg) : diversité et masse allotypique du merozoite surface protein-1 de plasmodium falciparum
Résumé
Cette étude longitudinale a été menée à Bamako (milieu urbain) dans un centre hospitalier (CHME) durant une année sur le Plasmodium faciparum. Le P. falciparum est le parasite qui cause plus de dommage que les autres agents infectieux (P. vivax, P. ovale, et P. malariae), et est responsable des formes les plus graves du paludisme. C'est ainsi que nous avons effectué une étude sur la diversité et la masse allotypique des allèles de la MSP-1 de P. falciparum. L'infection à P. falciparum présente une plus grande variabilité des souches infectantes. Au terme de notre étude nous avons trouvé toutes les souches décrites à savoir le K1, MAD20, RO33 et l'hybride MAD20-RO33. Cette complexité de l'infection de P. falciparum rend difficile la corrélation entre la souche infectante et la physiopathologie de la maladie. A cet effet nous avons effectué une détermination de la masse allotypique de la souche infectante. Ce qui nous a permis dans les cas des infections mixtes, et suivant le degrés d'évolution de la maladie ; de déterminer la souche qui est probablement à la cause. Au cours de cette étude, nous avons constaté que la souche RO33 est beaucoup plus impliquée dans les infections graves à P. falciparum. La souche MAD20 est plus impliquée aussi dans la survenue de l'hypoglycémie chez les malades du paludisme ; quant à K1, elle est plus associée à l'anémie. La variation de la masse de l'allotype RO33 dans les différents types d'infection de la maladie, nous fait dire que c'est le parasite qui est plus à la cause des manifestations cérébrales, et ceux-ci en se fixant aux cellules épithéliales des vaisseaux sanguins du cerveau.

