Connaissances des sages-femmes du district sanitaire de la commune V de Bamako sur la vaccination anti Human papilloma virus.
Résumé
Introduction : Le cancer du col de l'utérus demeure un problème majeur de santé publique,
particulièrement dans les pays à revenu faible et intermédiaire. La vaccination contre le
papillomavirus humain (HPV) constitue l'une des stratégies les plus efficaces de prévention.
Les sages-femmes, en raison de leur rôle dans la santé maternelle et reproductive, occupent une
place essentielle dans la promotion de cette vaccination.
Objectif : Étudier les connaissances des sages-femmes du district sanitaire de la Commune V
de Bamako sur la vaccination contre le papillomavirus humain.
Méthodologie : Il s'agissait d'une étude transversale réalisée du 1er juillet 2025 au 31 janvier
2026 auprès de 100 sages-femmes exerçant dans le district sanitaire de la Commune V de
Bamako. Les données ont été recueillies à l'aide d'un questionnaire standardisé puis analysées
avec le logiciel SPSS version 25. Le seuil de significativité était fixé à 5 %.
Résultats : La tranche d'âge de 30 à 39 ans était la plus représentée (39 %). La majorité des
participantes (99 %) connaissaient l'existence du cancer du col de l'utérus et 100 %
reconnaissaient sa gravité. Soixante-quatre pour cent avaient déjà entendu parler du HPV et 58
% connaissaient l'existence du vaccin anti-HPV. Cependant, seulement 7 % connaissaient
correctement le schéma vaccinal et 41 % les conditions de conservation du vaccin. Le niveau
global de connaissance était faible chez 48 % des sages-femmes, moyen chez 22 % et bon chez
30 %. L'expérience professionnelle était significativement associée au niveau de connaissance
(p = 0,028), contrairement à l'âge (p = 0,233) et au lieu de travail (p = 0,071).
Conclusion : Malgré une bonne connaissance du cancer du col de l'utérus, les connaissances
spécifiques des sages-femmes sur la vaccination anti-HPV demeurent insuffisantes. Le
renforcement de la formation initiale et continue apparaît indispensable afin d'améliorer leurs
compétences et de favoriser le succès du programme national de vaccination contre le HPV.

