Hernies inguinales étranglées dans le service de chirurgie générale du centre de Santé de référence de SAN
Abstract
RÉSUMÉ
Introduction : La hernie inguinale étranglée constitue une urgence chirurgicale
dont le pronostic dépend notamment de la précocité de la prise en charge. Cette
étude avait pour objectif d’étudier les hernies inguinales étranglées dans le ser
vice de chirurgie générale du Centre de Santé de Référence de San.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale à collecte rétrospective
réalisée de janvier 2020 à décembre 2024 dans le service de chirurgie générale
du Centre de Santé de Référence de San. Elle a porté sur les patients admis et
opérés pour hernie inguinale étranglée. Les données ont été recueillies à partir
des fiches d’enquête, des dossiers médicaux, des registres de comptes rendus
opératoires et des registres d’hospitalisation.
Résultats : Au cours de la période d’étude, 45 patients opérés pour hernie ingui
nale étranglée ont été colligés parmi 566 urgences chirurgicales, soit 8,0 %. Les
patients étaient majoritairement des adultes jeunes. La tranche d’âge de 31 à 40
ans était la plus représentée avec 46,7 % des cas. Le sexe masculin prédominait
avec 93,3 % des patients, soit un sex-ratio de 14 en faveur des hommes. La ma
jorité des patients provenaient du milieu rural (75,6 %) et les cultivateurs repré
sentaient la principale catégorie socioprofessionnelle (40,0 %).
L’admission en urgence concernait 95,6 % des patients. L’association douleur et
tuméfaction inguinale constituait le principal motif d’admission, retrouvé chez
100 % des patients. La douleur était brutale dans 93,3 % des cas, intense dans
91,1 % et permanente dans 95,6 %. Les nausées étaient présentes chez 60 % des
patients et les vomissements chez 31,1 %.
Le délai de consultation était compris entre 01 et 06 heures chez 97,78 % des
patients. Après admission, 68,9 % des patients étaient opérés dans un délai com
pris entre 1 heure et 1 heure 30 minutes. L’anesthésie générale a été utilisée chez
93,3 % des patients. La nécrose était rare, observée chez un seul patient (2,2 %),
ayant nécessité une omentectomie partielle.
Les suites postopératoires étaient simples chez 88,9 % des patients. Une infec
tion du site opératoire a été observée chez 6,7 % des patients et une hémorragie chez 4,4 %. La durée d’hospitalisation était inférieure à quatre jours chez 93,3 %
des patients. Aucun décès n’a été enregistré au cours de l’étude.
Conclusion : La hernie inguinale étranglée constitue une urgence chirurgicale
fréquente au Centre de Santé de Référence de San. Elle touche principalement
l’adulte jeune de sexe masculin, souvent exposé aux efforts physiques.

