Invagination intestinale aigüe secondaire chez l’enfant au service de chirurgie pédiatrique du CHU- Gabriel Touré Année universitaire : 2017-2025
Résumé
Introduction : L’invagination intestinale aiguë (IIA) est dite secondaire lorsqu'elle est liée
à une lésion organique, ou s'intégrant dans le cadre d'une pathologie plus générale du tube
digestif, ou encore survenant dans un contexte particulier (IIA post opératoire, chimiothérapie,
parasitose). C’est une urgence abdominale rare.
Objectifs : Décrire les aspects diagnostiques et thérapeutiques de l’invagination intestinale
aigüe chez l’enfant.
Matériel et méthodes :
Il s’agissait d’une étude rétrospective réalisée au 30 Octobre 2020 au 30 Octobre 2025 soit
une période de 5 ans chez tous les enfants de 0 à 15 ans admis au service de chirurgie
pédiatrique du CHU- Gabriel Touré présentant l’IIA secondaire. Les enfants âgés de plus 15
ans n’ont pas été inclus dans cette étude.
Résultats : En 6ans, 470 enfants ont été pris en charge dans le service pour invagination
intestinale aigüe, parmi lesquels 45 étaient secondaires. Ce qui représente1, 38% des
invaginations chez l'enfant. L’âge moyen des enfants était de 7,53 ans avec des extrêmes de 4
ans et 13 ans. Le sexe ratio était de 2,75. La douleur abdominale était le motif le plus fréquent
de consultation (35,6%). L'échographie réalisée chez 29 malades a pu mettre en évidence une
étiologie secondaire dans 22 cas (48,9%) soit 14 diverticules et 8 tumeurs intestinales. Le
traitement a été chirurgical chez tous les malades. Le diverticule de Meckel t était l'étiologie
la plus fréquente (31,1%). L'iléon était le siège le plus fréquent des tumeurs. En fonction du
siège et de l'étiologie la reséction anastomose a été réalisée chez 23 malades (51,1%). En
post-opératoire une complication a été notée chez 14 patients (33,3%). La mortalité a été de
7%.
Conclusion :
L’invagination intestinale aigüe secondaire est une urgence abdominale rare, qui pose un
problème diagnostic et thérapeutique. Les tumeurs constituent l’une des causes les plus
fréquentes. Le diagnostic est le plus souvent fait en per opératoire. La réduction de la
morbimortalité passerait par une prise en charge précoce et un geste adapté à la lésion et à sa
cause.

