Etude des accidents du travail chez les agents de santé au Centre Hospitalier Universitaire du Point G en 2025.
Abstract
Introduction : L’Organisation internationale du Travail (OIT) définit l’accident du travail
comme « un événement inattendu et imprévu, y compris les actes de violence, survenant par le
travail ou en rapport avec celui-ci, et entraînant une blessure, une maladie ou le décès d’un ou
de plusieurs travailleurs ». L’objectif était d’étudier la fréquence et les facteurs associés aux
accidents de travail.
Méthodologie : Il s'agissait d'une étude transversale réalisée au Service au CHU du Point G sur
une période de 12 mois allant du 10 mars 2025 au 10 mars 2026, portant sur les agents de santé
du CHU qui exercent au CHU du Point G en 2025. Les données ont été recueillies à l'aide d'une
fiche d'enquête standardisée, saisies sur le logiciel excel, puis analysées avec le logiciel SPSS.
La confidentialité et l’anonymat ont été respectés.
Résultats : La fréquence d’AT chez les agents de santé était 72%. L’âge moyen des personnels
était 42,26±8,99. Le sexe masculin prédominait avec une fréquence de 70,10%. Les médecins
étaient les plus enquêtés avec une fréquence de 38,1%. L’étude montre que 36,1% des
personnels ont été exposés à un risque biologique. La majorité (39,5%) était en consultation
lors de l’accident, suivi de 36,8% qui faisaient des soins. L’accident s’est survenu au cours
d’une ponction veineuse/artérielle non spécifiée dans 22,2% des cas. Il existait une relation
statistiquement significative entre le post occupé lors de l’accident (0,002), faire des heures
supplémentaires (0,012), circonstance de survenue (<0,001) et l’accident de travail.
Conclusion : L’AT est un évènement fréquent chez les agents de santé. Parmi les types de
risque, le risque biologique prédomine, en rapport en contact avec des matériaux souillés ou
des liquides biologiques. Cela montre la nécessité d’un renforcement des mesures de
prévention, de la formation continue en sécurité au travail et d’un meilleur accès aux EPI pour
réduire l’incidence des accidents professionnels dans les structures de santé.

