Etude prise en charge : Diagnostic, Thérapeutique, et Préventif du Paludisme chez les femmes enceintes fréquentant le CSRef de la commune v de Bamako de février 2024 à janvier 2025
Abstract
Cette étude transversale prospective, menée de février 2024 à janvier 2025, a porté sur les
femmes enceintes présentant un paludisme confirmé par goutte épaisse ou test de diagnostic
rapide. La fréquence du paludisme chez les femmes enceintes était de 17,04 % (121/710). Les
patientes étaient majoritairement âgées de 20 à 29 ans (66,7 %), avec un âge moyen de 27,4 ±
6,4 ans, et étaient principalement des ménagères (67,8 %). La plupart dormaient sous
moustiquaire imprégnée (73,6 %) et avaient reçu la sulfadoxine-pyriméthamine (54,5 %).
Toutefois, plus de la moitié n’avaient reçu aucune dose de TPIg-SP (55,5 %), tandis que
seulement 13,2 % avaient reçu au moins trois doses. La première consultation prénatale a été
réalisée au deuxième trimestre chez 52,9 % des patientes. La goutte épaisse a constitué le seul
examen de confirmation diagnostique. L’artésunate a été le traitement le plus utilisé dans la
prise en charge curative. Le diagnostic était correct dans tous les cas, et le traitement était adapté
dans 48,8 % des cas, avec une dose et une durée appropriée respectivement dans 62,0 % et 61,2
% des cas.
En conclusion : malgré le recours fréquent à l’examen clinique, la goutte épaisse demeurait
l’examen de confirmation, et l’artésunate représentait la principale molécule utilisée pour le
traitement du paludisme chez la femme enceinte.
