Accès aux soins chirurgicaux, obstétricaux et anesthésique à la rive gauche du district de Bamako : Etats des lieux
Abstract
Introduction : L’accès aux soins chirurgicaux est un concept à multiples facettes avec des
définitions variées et comprend généralement une interaction complexe entre les
caractéristiques de l’individu accédant aux soins et le système de santé.
Objectifs : le but de l’étude était de faire l’état des lieux de l’accès aux soins chirurgicaux,
obstétricaux et anesthésiques à la rive gauche du district du Bamako.
Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale, descriptive avec collecte des
données allant de janvier 2025 à décembre 2025 soit une période de 12 mois.
Résultats : Notre étude s’est portée sur 30 établissements tous accessible en moins de deux
heures. Toutes les structures avaient l’électricité, l’eau potable, des toilettes pour le personnel,
des toilettes pour les patients et accompagnants. Le nombre moyen de lit pour hospitalisation
était de 32 lits/ 100.000 habitants. Les extrêmes étaient de 6 et 199 lits. Les blocs opératoires
étaient dotés d’oxygène, d’appareil anesthésiste, de table opératoire, de bistouri électrique. Le
nombre moyen de bloc par établissements était de 1,46. Le bilan préopératoire d’urgence était
réalisable à 100% avec un cout moyen allant de 1833,3 à 4100 Fcfa. Les spécialités avec la
plus d’intervention chirurgicales étaient la gynéco-obstétrique, la chirurgie digestive et la
chirurgie thoracique soit respectivement 40,9% ; 26,6% et 14,8% des interventions. La
morbidité générale était 8,10% et la mortalité générale était 1,43%. Durant notre période
d’enquête 100 patients ont été recensés dans les différentes structures de santé de la rive
gauche du district de Bamako. L’âge moyen était de 37,88±15 ans avec des extrêmes de 2 et
84 ans. Le genre prédominant était l’homme avec 63% des cas. Les suites opératoires ont été
simples dans 84%. La reprise chirurgicale était réalisée chez 12% des patients. Les patients
n’avaient pas une assurance maladie dans 77% des cas.
Conclusion : Au Mali la chirurgie n’est pas accessible pour la majorité des populations. Cet
accès est limité par le problème de disponibilité de blocs bien équipé, de spécialistes, et le
faible taux de couverture d’assurance maladie.

