: Apport de l’Angio-TDM thoracique dans la prise en charge des cardiopathies congénitales de l’enfant au CHU mère enfant le Luxembourg
Résumé
Introduction
:
Les cardiopathies congénitales représentent les malformations cardiaques les plus fréquentes
chez l’enfant, avec une prévalence estimée entre 6 et 8 pour 1000 naissances vivantes. En
Afrique subsaharienne, leur diagnostic reste tardif et leur prise en charge limitée.
L’Angio-TDM thoracique, grâce à ses coupes fines et sa reconstruction tridimensionnelle,
constitue un outil complémentaire à l’échocardiographie pour préciser l’anatomie et orienter la
stratégie thérapeutique.
Méthodologie
:
Il s’agit d’une étude transversale menée au CHU Mère-Enfant « Luxembourg » de Bamako.
Ont été inclus 36 enfants présentant une cardiopathie congénitale confirmée par
échocardiographie et ayant bénéficié d’un angio-TDM thoracique. Les données
sociodémographiques, cliniques, physiologiques, biologiques et radiologiques ont été
collectées et analysées.
Résultats
:
La tranche d’âge la plus représentée était celle des 1–4 ans (44,4 %), avec une répartition
équilibrée entre les sexes. La tétralogie de Fallot était la cardiopathie la plus fréquente (50 %),
suivie des CIV et PCA isolées ou associées. L’angio-TDM a permis de mettre en évidence des
anomalies complexes : sténoses aortiques ou pulmonaires (22,2 %), CIV associées à PCA (22,2
%), et malformations rares telles que le retour veineux pulmonaire anormal. La mortalité
globale était de 16,7 %, dominée par l’épanchement péricardique.
Discussion
:
Ces résultats confirment la pertinence de l’angio-TDM dans la cartographie des lésions
complexes, en complément de l’échocardiographie. La prévalence élevée de la T4F et la
mortalité supérieure aux standards internationaux rejoignent les données africaines, où le
diagnostic tardif, la dénutrition et les ressources limitées aggravent le pronostic.
Conclusion
:
L’angio-TDM thoracique est un examen indispensable pour la prise en charge des cardiopathies
congénitales pédiatriques au Mali. Son intégration systématique dans le parcours diagnostique
permettrait d’améliorer la planification chirurgicale et de réduire la mortalité.

