| dc.description.abstract | Introduction : La sécurité des patients est un défi de plus en plus grand pour la santé publique
mondiale. Objectif : Etudier la faisabilité et l’intérêt de la conciliation médicamenteuse dans le
service de médecine interne au CHU du Point-G.
Méthodologie : Nous avons effectué une étude transversale prospective qui s’est déroulée de
juillet 2024 à juillet 2025 au CHU du Point G. Elle portait sur les patients âgés de 40 ans et plus
admis dans le service de médecine interne.
Résultats : La tranche d’âge 50 – 59 ans était prédominante, l’âge moyen estimé des patients
était de 58,37 ans avec des extrêmes allant de 40 à 83 ans. Le diabète constitue l’antécédent le
plus fréquent (35,85 %), suivi de l’hypertension artérielle (30,18 %). Les antibiotiques étaient
la classe thérapeutique la plus utilisé avec 13,85%. L’antidiabétique Actrapid était le
médicament le plus prescript (24 fois). Sur les 102 ordonnances analysées, 28 présentaient au
moins une interaction médicamenteuse, soit une prévalence de 27,5%. Sur les 28 interactions
médicamenteuses recensées, la majorité étaient à prendre en compte (15 cas, 53,57%), 8
(28,57%) nécessitaient des précautions, 4 (14,29%) étaient déconseillées et 1(3,57%) était
contre-indiquée. La majorité des patients (67,5%) avaient reçu 2 ou 3 ordonnances à
l’hospitalisation. Les ordonnances comportant 4 médicaments étaient les plus fréquentes avec
21 ordonnances. Sur les 40 patients conciliés, 23 présentaient au moins une divergence soit 57,5
%. Nous avons retrouvé 14 divergences non-intentionnelle soit 0,35 par patient et 12
divergences intentionnelles.
Conclusion : la conciliation médicamenteuse apparaît comme un outil de sécurisation du
circuit du médicament et un levier essentiel d’amélioration continue de la qualité des soins. | fr_FR |