Evaluation de l’accès aux Médicaments Anti hypertenseurs dans les officines privées de la rive droite de Bamako, Mali
Abstract
L’hypertension artérielle (HTA) est la première maladie chronique dans le monde, au Mali,
sa prévalence était estimée à 35% chez les adultes âgées de 35 à 79 ans en 2019. La disponibilité
et l’accessibilité des antihypertenseurs constituent alors un enjeu majeur de santé publique.
Notre étude avait pour l’objectif d’évaluer l’accès aux médicaments antihypertenseurs dans les
officines de la rive droite. Elle a concerné 48 officines de la rive droite de Bamako choisie de
façon aléatoire ayant accepté d’être enquêtée. Il s’agit d’une étude transversale, descriptive
allant d’avril 2024 en decembre 2025.
Durant la période d’étude, en DCI, seul methyldopa était disponible 47,9%.
Toutes les classes thérapeutiques en monothérapie étaient représentées. Les plus disponibles
étaient les inhibiteurs de l’enzyme de conversion et les Beta bloquants. Par contre La Prasozine
un alpha bloquant et la Clinidipine un inhibiteur calcique n’étaient disponible dans aucune
officine enquêtée.
Toutes les combinaisons thérapeutiques étaient disponibles.
Les associations : ARA II +Inhibiteur Calcique ; les Beta Bloquant + Diurétique ; Inhibiteur
de l’Enzyme de Conversion + Diurétique ; Inhibiteur de l’Enzyme de conversion + Inhibiteur
Calcique étaient disponible à 100%.
Un médicament était considéré comme accessible si le coût moyen mensuel du
traitement était inférieur au revenu journalier moyen estimé a 1818 francs CFA par notre
étude.
En monothérapie (traitement mensuel), L’amlodipine était le plus accessible
financièrement (875 F CFA ). Elle est suivie du propranolol (1355 F CFA) et de la
nifédipine (1395 F CFA). Le Candesartan était le moins accessible financièrement (19200
F CFA).
Aucune combinaison n’était accessible financièrement.
Le prix minimal d’une bithérapie était de 3235 F CFA (Beta Bloquant + Diurétique) et le prix
maximal était de 7180 FCFA (IEC + ICa). Nous avons constaté que le prix minimal d’une
trithérapie était 11340 F CFA (IEC + ICa + Diurétique) et le prix maximal était de 20675 F
CFA (ARAII +ICa + Diurétique).
L’étude menée dans les officines privées de la rive droite de Bamako met en évidence une
disponible inégale des antihypertenseurs selon les classes thérapeutiques, avec une meilleure
présence des bétabloquants, des inhibiteurs calciques et des combinaisons thérapeutiques.
Malgré leur présence, leur accessibilité financière reste limiter par rapport au SMIG journalier,
pouvant affecter l’observance du traitement.
