Répercussions du travail de nuit sur la santé du personnel soignant du CHU Gabriel Touré : cas des Services d’Accueil des Urgences (SAU), de Gynécologie-Obstétrique et de Pédiatrie.
Abstract
Introduction
Selon la convention 171 de l’OIT « est considéré comme travail de nuit, tout
travail effectué Sur une période d'au moins sept heures consécutives incluant
l'intervalle entre minuit et 5 heures du matin ». Le travail de nuit entraine des
répercussions sur la santé physique, biologique et mentale. Les travailleurs du
secteur de la santé ont toujours été confrontés à cette situation. Le travail de nuit
concerne plus de 25% des travailleurs aux Etats-Unis et 19% en Europe.
Objectif
Étudier l’impact du travail de nuit sur la santé du personnel soignant au CHU GT.
Méthode
Il s’agissait d’une étude transversale descriptive et prospective sur une période de
18 mois allant du 20 Mai 2024 au 20 Octobre 2024.
Résultats
Les travailleurs trouvant que les conditions de travail de nuit au niveau du service
sont mauvaises (58,3%). 82% n’étaient pas satisfaits des conditions de travail de
nuit dans leur service. Environ 26,7% des travailleurs trouvaient de la saleté à leur
lieu de travail. La fatigue générale était de 56,7%.
L’antécédent d’accident de travail était des blessures (31,7%) et des infections
(26,7%). 48,3% souffraient de troubles gastriques à la suite d’une mauvaise nuit.
La charge mentale était de 58,3% et 63,3% étaient démotivés.
Les travailleurs dans 65% étaient victimes de violence verbale. 75% des
souffraient de trouble de sommeil. Les enquêtés disaient ne pas avoir la capacité
à assumer leurs différentes responsabilités familiales ou autres en travaillant de
nuit dans 71,7% des cas.
L’augmentation du nombre de personnel était la suggérée dans 33,3% des cas.
Conclusion
Les répercussions du travail de nuit se manifestent sur tous les plans : Sur le plan
physique, psychologique, aussi bien que sur le plan social semant ainsi le stress,
la panique et l’inquiétude dans les familles de ces travailleurs.

