Les arythmies (troubles du rythme et de la conduction) chez les patients hospitalisés au service de cardiologie du CHU Gabriel Touré
Abstract
Les arythmies (troubles du rythme et de la conduction) sont des anomalies de la variation cyclique
des contractions cardiaques.
L’objectif de cette étude était d’étudier les arythmies cardiaques chez les patients hospitalisés au
service de cardiologie du CHU Gabriel Touré.
Il s’agissait d’une étude rétrospective allant du 1er janvier 2024 au 31 mai 2025. Etaient inclus
dans l’étude tous les patients ayant bénéficié d’un enregistrement électrocardiographique.
Durant cette étude, 513 patients ont été hospitalisés parmi lesquels 180 avaient une arythmie soit
une fréquence hospitalière de 33,9%. L’âge moyen était de 51,66±19,397 ans avec des extrêmes
de 18 et 97 ans et l’on notait une prédominance féminine avec un sex ratio H/ F de 0,63. Les signes
étaient dominés par l’insuffisance cardiaque, en effet sur les 180 patients recensés, 143 étaient en
IC soit 79,4%. Les arythmies étaient réparties comme suit : TDR avec 90,6% et TDC avec 33,9%.
Les TDR étaient surtout localisés à l’étage supraventriculaire soit 82,8%. Les principaux TDR
étaient la tachycardie sinusale et l’ACFA avec respectivement 36,1% et 28,2% et les TDC les plus
représentés étaient le BBDC et l’HBAG avec respectivement 21,3% et 16,4%. Les étiologies les
plus prépondérantes étaient la cardiopathie ischémique (27,2%), la CMD (21,7%) et la cardiopathie hypertensive (18,3%. Le traitement avait deux volets : le volet antiarythmique surtout marqué par
les bétabloquants (80,0%), la digoxine (10,6%), l’amiodarone (4,4%) et le volet adjuvant avec
principalement les diurétiques de l’anse (71,7%), les bloqueurs du SRAA (70,0%) et
l’anticoagulation efficace (63,9%). L’évolution était en grande partie favorable (82,8%) toutefois
l’on avait un taux de mortalité de 17,2 % qui est non négligeable.
Les arythmies sont fréquentes dans le service de cardiologie du CHU Gabriel Touré. Du fait de leur
prévalence et de leur mortalité élevées, elles constituent un problème de santé publique.

