Evaluation des connaissances et pratiques sur les mesures hygiéno-diététiques chez des diabétiques de types 2 a l’hôpital Gabriel TOURE en 2025
Résumé
La prise en charge du diabète ne se limite pas uniquement aux soins médicaux, elle repose
aussi sur l’implication active du patient dans la gestion de sa maladie. L’adoption de mesures
hygiéno-diététiques constitue un pilier essentiel permettant aux diabétiques d’acquérir ou de
maintenir les compétences pour mieux gérer leur quotidien. Dans ce contexte, l’objectif général
de l’étude était d’évaluer les connaissances des diabétiques de type 2 sur ces mesures au sein
du service de médecine interne du CHU Gabriel Touré. Il s’agissait d’une étude transversale
évaluative, avec une collecte prospective des données sur une période de quatre mois allant du
1er décembre 2024 à mars 2025. L’échantillonnage a été réalisé de manière aléatoire et
l’évaluation des connaissances a reposé sur un questionnaire MOS SF-36 élaboré par Leplège
A. et collaborateurs en 2001. Les résultats ont montré une prédominance féminine (72 %) et
une majorité de patients âgés de 51 à 75 ans (67,7 %). Concernant les connaissances, seuls 23,5
% avaient une bonne compréhension de la définition, 29,1 % connaissaient son origine, tandis
que 98,5 % savaient qu’il s’agit d’une maladie chronique. Par ailleurs, 40,3 % avaient des
connaissances sur les interférences et 46,4 % sur les instructions liées au diabète. Globalement,
52,6 % des patients avaient une connaissance moyenne, 21,4 % une connaissance insuffisante
et 26 % une connaissance jugée satisfaisante. L’analyse des pratiques des diabétiques a révélé
que 54 % effectuaient un contrôle régulier de leur glycémie ; 23,07 % déclaraient consulter un
nutritionniste. Par ailleurs, 53 % pratiquaient une activité physique de manière régulière et 54,4
% affirmaient s’abstenir totalement de la consommation de sucre. En conclusion, ces résultats
traduisent une connaissance globalement moyenne, avec des lacunes notables sur certains
aspects essentiels. D’où la nécessité de renforcer l’éducation thérapeutique chez les diabétiques.

