Syndrome de Jonction Pyélo-urétérale : aspects épidémio-cliniques et thérapeutiques dans le Service de chirurgie Pédiatrique du CHU Gabriel TOURE
Abstract
L’anomalie de la jonction pyélo-urétérale (JPU) est l’uropathie obstructive la plus fréquente du haut appareil urinaire. Le but de ce travail est d’étudier le SJPU dans le Service de chirurgie Pédiatrique du CHU Gabriel TOURE.
Il s’agissait d’une étude rétro-prospective descriptive et analytique réalisée 1er janvier 2017 au 31 décembre 2024 chez les enfants de 0 à 15 ans reçus et pris en charge dans le service de chirurgie pédiatrique pour syndrome de jonction pyélo-urétérale.
Durant la période d’étude, nous avons colligé 62cas de SJPU avec une fréquence hospitalière 1,23%. L’âge moyen a était de 3,75 ans avec des extrêmes (20 jours -12 ans), le sexe-ratio était de 1,38 (M/F), l’atteinte gauche était dans 56,5 % et 32,3 % au côté droit alors que l’atteinte bilatérale était de l’ordre de 11,3%. Le SJPU était dans 11,3 % de découverte anténatale, de 14,5 % de découverte fortuite, et de 74,2% présentaient des signes cliniques. L’examen clinique a trouvé la sensibilité abdominale dans 51,6 % des cas, un contact lombaire positif dans 27,4 %. L’échographie, uroscanner et la scintigraphie rénale représentent un grand intérêt dans le diagnostic, l’évaluation, le suivi de la maladie. La pyéloplastie selon Anderson et Hynes à ciel ouvert a été faite dans 83,9 %, alors que la néphrectomie totale n’a été faite que dans 16,1 % des cas. La durée moyenne d’hospitalisation postopératoire était de 8,2jours. 34/62 cas ont présenté une morphologie rénale normale et 28/62 cas perdus de vue sur un suivie de 3 à 6 mois post opératoire. Le taux de réussite de la pyéloplastie était de 100 % (n =62/62).
