Profil épidémio-clinique du paludisme grave dans les structures hospitalières au Mali : de janvier à décembre 2024
Résumé
Il s’agit d’une étude transversale, descriptive et analytique à collecte
rétrospective qui s’est déroulée du 01 janvier au 31 décembre 2024. Cette
étude avait pour but d’étudier le profil épidémio-clinique du paludisme grave
dans les structures hospitalières au Mali. De cette étude il en est ressorti que
la fréquence du paludisme grave était le plus élevée à Koulikoro (78,9%) et
Gao (47,8%). Les enfants de moins de 5 ans ont été majoritaires dans la
plupart des hôpitaux et le sexe masculin a été le plus représenté dans toutes
les structures. La majorité de nos patients étaient admis durant la saison des
pluies dans tous les hôpitaux avec un pic en octobre. La forme anémique a été
constatée dans la plupart des hôpitaux avec un taux élevé à Koulikoro et Gao
(93,9% et 63,5%). Par contre la forme neurologique était dominante à Mopti et
Sikasso (42,1% et 38,4%). Le taux de létalité le plus élevé a été obtenu à
Bamako avec 15,1% et le plus faible à Koulikoro avec 3%. Nous avons eu une
relation entre le phénotype clinique et le décès à l’hôpital de Kayes (p=0,001),
Ségou (p= 0,021) et Mopti (p=0,010). Une relation entre le phénotype clinique
et l’âge avait été retrouvée à Kayes (p=0,001), Sikasso (p=0,011), Ségou
(p=0,001), Mopti (p=0,001) et Gao (p=0,001) et enfin une relation entre l’âge et
le décès avait aussi été retrouvée à Kayes (p=0,006), Sikasso (p=0,021)

