Profil de l’hémogramme au cours de l’insuffisance rénale chronique dans le service de néphrologie et d’hémodialyse du CHU point G.
Résumé
Introduction : Les anomalies de l’hémogramme sont fréquentes dans les insuffisants rénaux. L’anémie reste l’anomalie la plus décrite, peu d’études ont été consacrée aux autres anomalies. L’objectif de ce travail était d’étudier le profil de l’hémogramme de l’insuffisance rénale chronique dans le service de néphrologie et d’hémodialyse du CHU point G.
Matériels et méthodes : Etude transversale descriptive avec recueil prospectif portant sur 161 dossiers médicaux du 1er janvier au 31 décembre 2024.
Résultats : La prévalence hospitalière était de 44,47%. L’âge moyen était de 41,41±17,5 ans (5-82 ans) avec un sex-ratio de 0,73.
L’HTA constituait le principal terrain (77,6%). Les néphropathie vasculaire (45,3%), glomérulaires (31,1%) et tubulo-interstitielles (14,3%) étaient les étiologies dominantes. L’IRC était terminale dans 96,9% des cas. L’anémie touchait 94,4% des patients, sévère dans 58,3%, majoritairement normochrome normocytaire arégénérative (58,4%). L’hyperleucocytose concernait 36% (surtout neutrophile :34,8%), la leucopénie 0,6% , la thrombopénie 18% et la thrombocytose 1,9%. Les traitements incluaient l’hémodialyse (65,8%), la transfusion (37,9%), l’érythropoïétine (4,3%), le fer injectable (19,3%), la vitamine B12 (8,1%) et la vitamine B9 (10,6%). L’évolution était favorable dans 52,2% des cas.
Conclusion : L’anémie est l’anomalie la plus fréquente au cours de l’IRC. Un diagnostic précoce, un suivi régulier de l’hémogramme et un accès élargi aux traitements spécifiques sont essentiels pour améliorer le pronostic.

