Évaluation des facteurs de risque cardiovasculaires chez les patients diabétiques dans service de médecine interne du CHU Point G sur une période de 05 mois de juin à octobre 2025
Abstract
Introduction : L’évaluation des facteurs de risque cardiovasculaires chez les patients diabétiques
constitue un enjeu majeur de santé publique. En Afrique subsaharienne, la prévalence et les
déterminants de ces facteurs associés au diabète demeurent insuffisamment documentés, en
particulier en milieu hospitalier.
Objectif : Évaluer les facteurs de risque cardiovasculaire chez les patients diabétiques pris en charge au
service de médecine interne du CHU Point G de Bamako, sur la période de juin à octobre 2025.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale, descriptive et analytique, basée sur un recueil
rétrospectif des données sur une période de cinq mois (1er juin–31 octobre 2025). L’échantillonnage
était exhaustif. Ont été inclus les patients diabétiques âgés de 18 ans et plus, hospitalisés ou suivis en
consultation externe, répondant aux critères diagnostiques de l’OMS et ayant donné leur
consentement éclairé. Les données ont été collectées à l’aide d’une fiche structurée (KoboCollect), à
partir des dossiers médicaux, entretiens, carnets de suivi et examens complémentaires, puis analysées
avec le logiciel SPSS version 26.0.
Résultats : Sur 195 patients hospitalisés, 49 étaient diabétiques (25,1 %), dont 40 retenus pour
l’analyse. L’âge moyen était de 56,2 ± 15,6 ans, avec une prédominance féminine (72,5 %). Le diabète
de type 2 représentait 72,5 % des cas. Le surpoids concernait 42,5 % des patients, l’obésité abdominale
17,5 %, et une hypertension artérielle non contrôlée était observée chez 25,0 %. La dyslipidémie était
retrouvée chez 42,5 % des patients. Un déséquilibre glycémique était noté chez 62,5 %, avec une HbA1c
moyenne de 11,18 ± 3,10 %. Les examens cardiovasculaires étaient insuffisamment réalisés : l’ECG et
l’échocardiographie n’étaient pas effectués respectivement chez 57,5 % et 77,5 % des patients. L’âge,
la dyslipidémie et la sédentarité constituaient les principaux facteurs de risque cardiovasculaires
identifiés. La sédentarité était significativement associée à la dyslipidémie (p < 0,05).
Conclusion : Cette étude met en évidence une forte charge de facteurs de risque cardiovasculaires chez
les patients diabétiques, marquée par un mauvais contrôle glycémique, une prévalence élevée du
surpoids et de la dyslipidémie. Ces résultats soulignent la nécessité d’une prise en charge intégrée et
systématique du risque cardiovasculaire chez les patients diabétiques, adaptée au contexte des pays à
ressources limitées.

