| dc.description.abstract | Introduction
:
La césarienne est une intervention chirurgicale permettant l’extraction du fœtus par ouverture
de l’utérus. Elle devient urgente lorsque le pronostic vital maternel ou fœtal est compromis.
L’OMS recommande un taux idéal de 10 à 15 %, mais en Afrique subsaharienne, les taux de
césariennes d’urgence restent élevés, avec une morbi-mortalité materno-infantile importante.
Au Mali, peu d’études ont comparé les issues des césariennes prophylactiques et urgentes, d’où
l’intérêt de ce travail.
Méthodes
:
Il s’agit d’une étude réalisée au Centre de Santé de Référence de Kalaban Koro, portant sur les
parturientes
opérées par césarienne entre janvier et décembre. Les données
socio-démographiques, obstétricales et pronostiques ont été collectées à partir des dossiers
médicaux et analysées par SPSS. Les variables étudiées incluaient la fréquence, les indications,
les complications maternelles et néonatales.
Résultats
:
Sur 335 patientes, 33,4 % ont bénéficié d’une césarienne en urgence et 66,6 % d’une césarienne
prophylactique. Les urgences concernaient surtout les adolescentes, les femmes peu instruites
et celles ayant un suivi prénatal insuffisant. Les complications maternelles (hémorragie,
infection) étaient significativement plus fréquentes en urgence. Le pronostic néonatal était également défavorable, avec davantage de scores d’Apgar bas et de mort-nés frais. Les
césariennes prophylactiques présentaient de meilleures issues maternelles et fœtales. | fr_FR |