| dc.description.abstract | Introduction : Le choc hémorragique est une urgence vitale caractérisée par une hypoperfusion tissulaire aiguë secondaire à une perte sanguine importante, responsable d’une morbi-mortalité élevée. L’objectif de cette étude était d’évaluer les aspects diagnostiques et pronostiques du choc hémorragique traumatique et non traumatique au Service d’Accueil des Urgences du CHU Gabriel Touré de Bamako.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive et analytique à collecte rétrospective menée de janvier à décembre 2024, incluant de façon exhaustive 390 patients admis pour choc hémorragique. Les données cliniques, biologiques, thérapeutiques et évolutives ont été analysées à l’aide du logiciel SPSS 26.0.
Résultats : La population étudiée était majoritairement masculine (85,4 %), avec un âge moyen de 29,82 ± 15,71 ans. Les chocs hémorragiques traumatiques représentaient 76,2 % des cas, dominés par les accidents de la voie publique (41 %), tandis que les formes non traumatiques représentaient 23,8 %, principalement liées aux hémorragies digestives. Cliniquement, l’hypotension artérielle, la tachycardie et les pâleurs conjonctivales étaient prédominantes. Tous les patients présentaient un Shock Index ≥ 1, traduisant un choc hémodynamique sévère. Biologiquement, une anémie était constante avec une hémoglobine moyenne de 8,15 ± 1,65 g/dl, associée à une altération de la fonction rénale chez 36,2 % des patients. La prise en charge reposait sur le remplissage vasculaire, l’utilisation de la noradrénaline (90,8 %), la transfusion sanguine (93,8 %) et l’administration d’acide tranexamique (85,4 %). La mortalité hospitalière était de 22,3 %, significativement plus élevée dans les formes non traumatiques et en cas de retard de stabilisation hémodynamique.
Conclusion : le choc hémorragique demeure une pathologie grave aux urgences du CHU Gabriel Touré, nécessitant un diagnostic précoce et une prise en charge rapide afin d’améliorer le pronostic vital. | fr_FR |