| dc.description.abstract | Introduction : L’anémie hémolytique est la conséquence de la destruction prématurée des hématies par une anomalie corpusculaire ou extra-corpusculaire occasionnant le raccourcissement de la durée de vie des globules rouges.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude descriptive transversale et analytique à collecte rétrospective et prospective pour une durée de 10ans allant du 1er janvier 2015 au 31 Décembre 2024 dans le service de Médecine interne du CHU du Point G. Ont été inclus les patients hospitalisés, présentant une tableau biologique d’hémolyse.
Résultats : Durant cette période, 5204 patients ont été hospitalisés. L’anémie était présente chez 1214 patients, parmis lesquels 38 présentaient une hémolyse soit une fréquence hospitalière de 3,1 %.
La tranche d’âge 20- 25 ans représentait 31,6% des cas. Le sexe féminin était de 52,7% avec un sex ratio de 0,9. 34,2% avaient comme profession, femme au foyer. La fièvre était le motif dominant dans 39,5% des cas. L’infection au VIH et la transfusion sanguine étaient les principaux antécédents médicaux dans 18,4% des cas chacun. La splénomégalie était présente chez 92,1% des patients. L’anémie était normocytaire normochrome dans 81,1% des cas et régénérative chez 100% des patients. Le frottis sanguin était anomal chez 15,8%. Les étiologies étaient dominées par l’infection à VIH et l’allo-immunisation dans 18,4% des cas chacun, la drépanocytose 15,8% des cas, le paludisme et l’auto-immunisation dans 13,2% des cas chacun.
Conclusion : L’anémie hémolytique semble être une affection relativement rare dans le service médécine interne. La prise en charge et le pronostic du patient dépendent des étiologies. Ces derniers étaient dominés par les infections notamment virale et les causes immunologiques. | fr_FR |