| dc.description.abstract | Introduction
L’insuffisance respiratoire aiguë (IRA) est la principale défaillance organique en réanimation et est associée à une morbi-mortalité importante. Les données concernant le contexte malien, en particulier pour les IRA non traumatiques, restent rares. Le but de ce travail était de caractériser les profils épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et pronostiques de l’IRA non traumatique.
Méthodes
Etude prospective, descriptive et analytique sur 6 mois, menée du 1er novembre 2024 au 30 avril 2025 dans le service de réanimation du CHU Point G. L’étude a inclus 55 patients âgés d’au moins 16 ans, sur 350 admissions, présentant une dyspnée ou une détresse respiratoire aiguë avec une SpO2 < 90% à l’air ambiant. Analyse multivariée des facteurs de risque de mortalité a été réalisée.
Résultats
L’âge moyen des patients était de 37±17 ans. La tranche d’âge la plus représentée était celle de 16-25 ans (40 %). Le sex-ratio femmes/hommes = 1,89. La grossesse et/ou le post partum, était identifiée comme la comorbidité la plus fréquente (27,3%). Á l’admission, un score de Glasgow≤13 était observé chez 69,1% des patients, un score MPM II 0≥30 chez 60%, une fièvre≥38,5°C chez 65,5%, une SpO2 moyenne à 74% et une hypotension (PAS<90 mmHg) chez 36,4%. Une échographie pleuropulmonaire a été réalisée chez 43,6%. Les principaux tableaux cliniques étaient les états septiques (40%), les pneumopathies hypoxémiantes (23,6%), les AVC (20%) et le Syndrome thoracique (16,4%). Le support respiratoire était une ventilation invasive (70,9%), une ventilation non invasive (25,5%) et l’OHND (14,6%). Une antibiothérapie chez 87,3%. La mortalité observée était de 61,8% dont 76,5% était liée au choc septique. Apres analyse uni- et multivariée des facteurs de risque de mortalité, un score de Glasgow bas (OR=0,72 [IC 95% :0,59-0,88]) et une durée prolongée de la VMI (OR=1,31 [IC 95% :1,00-1,70]) ont été retenue en régression de Cox.
Conclusion
Dans un contexte de ressources limitées, nos données soulignent la nécessité de développer et de recourir à des techniques d’assistances respiratoires moins invasives et l’optimisation de la prise en charge initiale. | fr_FR |